Une grande majorité des sondés (92%) dans le cadre de l’édition 2018 du rapport ETF publié par EY ont l’impression que davantage de promoteurs vont arriver sur le marché au cours des deux prochaines années. Plus de 60% pensent que les divisions fonds d’investissement des grandes banques et/ou des gestionnaires de fonds d’investissement actifs vont arriver sur le marché. Un peu plus de la moitié (51%) indiquent s’attendre à l’arrivée sur le marché d’acteurs issus de secteurs de niche et/ou de nouvelles start-ups.

Poursuite de la croissance à deux chiffres et émergence de nouveaux défis

L’industrie des ETFs est confiante dans la poursuite d’une croissance à deux chiffres. Plus de la moitié (56%) des sondés table sur un taux de croissance de l’ordre de 11% à 20% au cours des trois à cinq années à venir pour le marché des ETFs en Europe.

Près d’un quart des sondés, soit 22%, s’attendent à un taux de croissance excédant les 20% en comparaison des 10% seulement en 2017. Plus de la moitié (57%) des gestionnaires de fonds comptent sur un meilleur taux de réussite des lancements de produits à l’avenir. Ce pourcentage est en augmentation en comparaison des 36% et 45% enregistrés respectivement en 2016 et en 2017.

Bernard Lhoest, Associé, Banking and Capital Markets Leader chez EY Luxembourg, commente: « Les facteurs fondamentaux sont réunis pour stimuler le secteur. A l’heure où les investisseurs continuent à affluer vers cette industrie, cette dernière est entrée dans une nouvelle phase, marquée par une croissance continue. Toutefois, il semble opportun de profiter de cette période favorable pour continuer à améliorer les processus et à innover en matière de produits et de nouveaux marchés, afin d’asseoir des positions de marché différenciées à l’heure où l’on s’attend à voir toujours plus de concurrents potentiels inonder le marché des ETFs ».

 

La Chine va-t-elle changer la donne?

Le marché chinois, en raison de sa taille et de la demande des investisseurs, constitue un important marché pour le secteur en Europe. 97% des sondés tablent sur des opportunités de vente des ETFs en Chine pouvant atteindre les 100 milliards de dollars US, voire plus, dès l’entrée en vigueur d’ETF Connect (un système transfrontalier permettant aux investisseurs chinois d’être exposés aux actifs étrangers par l’intermédiaire d’ETFs cotés à Hong Kong) attendu d’ici cinq ans, en comparaison de 66% qui estiment que ce seuil de 100 milliards de dollars US serait atteint en Chine dans un horizon de trois ans maximum.

Le marché doit cependant s’attacher à traiter plusieurs questions essentielles pour exploiter pleinement cette énorme opportunité. A l’heure actuelle en effet, seul un tiers des sondés environ (30%) est prêt (ou en voie de l’être) à utiliser l’ETF Connect dès qu’il sera opérationnel. En outre, 68% ont le sentiment que l’industrie n’œuvre pas assez pour soutenir ce projet quand il s’agit de s’attaquer à ses problématiques opérationnelles. 

 

Changement induit par les réglementations et la technologie

Les contraintes réglementaires et les technologies émergentes sont les principaux éléments moteurs de changement dans leurs modèles opérationnels. Cette opinion est partagée par plus de 66% des sondés.

Pierre Kempeneer, Senior Manager et ETF Leader chez EY Luxembourg poursuit : « Les coûts sont désormais considérés comme un indicateur de performance, des changements en matière de technologie et de modèle opérationnel sont donc prévus afin de contribuer à créer un avantage concurrentiel. Plus de deux tiers des gestionnaires de fonds (83%) nous ont confié envisager l’utilisation de ces nouvelles technologies afin de réduire les coûts, ce qui aura pour résultat une modification significative du modèle opérationnel ».

 

Les données pour alimenter la distribution

L’industrie va continuer à concentrer ses efforts en matière de distribution et améliorer ses processus en conséquence. La manière dont les données sont gérées va, pour une grand part, influencer le succès des stratégies de distribution. Pour 67% des sondés, l’approche la plus souvent adoptée pour améliorer la distribution est l’amélioration des données relatives aux produits sur leur site internet suivie, pour 62% des sondés, par la vente par l’intermédiaire de leurs plateformes online.

Pierre Kempeneer conclut: « Malgré l’incertitude ambiante et les pressions sur les marges, l’optimisme est la preuve de la résilience du secteur. Toutefois, l’industrie va devoir poursuivre son adaptation à de nombreux égards pour continuer à rester dans la course, traduire les bénéfices amenés par la technologie en une amélioration de l’expérience client, s’adapter aux changements réglementaires et saisir les opportunités qui se présentent. Dans ces circonstances, il sera très dangereux d’adopter une attitude complaisante en se satisfaisant des exigences actuelles ».

 

Communiqué par EY Luxembourg


Publié le 02 décembre 2018