Une ICO (Initial Coin Offering) est un mode de financement participatif basé sur la blockchain et un système de jetons virtuels. Alors qu'une soixantaine d'opérations de ce type ont été recensées en 2016, on devrait en compter environ 2000 cette année.

Alexandre Stachtenko, cofondateur de Blockchain Partner, décrit une ICO comme "une méthode de levée de fonds par émission d'actifs numériques qui sont échangeables contre des crypto-monnaies, comme le bitcoin ou l'ether, dans la phase de démarrage d'un projet d'entreprise". Ces actifs numériques sont des jetons ("tokens" en anglais), qui correspondent à un droit d'utilisation, à un bien ou à un service futur. On parle alors de finance tokénisée.

La majorité des entreprises ayant recours à des ICO sont celles concernées par la blockchain. Le jeton devant avoir une utilité intrinsèque, toutes les entreprises n'ont pas recours à ce type de levée de fonds.

L'avantage d'une telle pratique est d'éviter les longs process propres aux levées de fonds traditionnelles et d'ouvrir à toute personne possédant des crypto-monnaies de soutenir le projet, comme le crowdfunding.

Le développement rapide des ICO à l'échelle mondiale fait craindre un risque de bulle. Certains pays ont donc posé des restrictions, comme la Chine qui a purement et simplement décidé d'interdire les ICO. Une erreur pour Alexandre Stachtenko, qui estime que le principe est intéressant car des applications et des technologies aujourd'hui financées par ce système n'auraient pas pu l'être avec un système de financement classique.

Les ICO font néanmoins face à plusieurs limites, notamment la volatilité des crypto-monnaies. Alexandre Stachtenko raconte notamment que "lors de son ICO, Bancor a levé en ether l'équivalent de 153 millions de dollars, mais l'ether a chuté d'environ 25% si bien que 34 millions de dollars se sont envolés en quelques jours"

 

 

Source : Usine Digitale


Publié le 12 septembre 2017