Du 9 au 10 décembre, le ministre des Finances, Pierre Gramegna, s'est rendu à Madrid pour assister à la 25e Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP25).

Pierre Gramegna a participé, ensemble avec Carole Dieschbourg, ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable, et Werner Hoyer, président de la Banque européenne d'investissement (BEI), à une conférence pour marquer le lancement de la deuxième phase de la plateforme du financement climatique BEI-Luxembourg. Prorogée pour cinq nouvelles années et dotée d'une contribution supplémentaire de 40 millions d'euros de la part du Luxembourg, cette initiative conjointe vise à mobiliser et à soutenir l'investissement en faveur de la lutte contre les changements climatiques à l'échelon international, en mettant l'accent sur l'atténuation et l'adaptation à leurs effets.

Le ministre des Finances a également participé à la réunion de la coalition des ministres des Finances pour l'action climatique, initiative lancée en avril 2019 en marge des Réunions de printemps du Groupe de la banque mondiale et du Fonds monétaire internationale et dont le Luxembourg est membre fondateur. À l'occasion de la COP25, les ministres des Finances ont présenté le Plan d'action de Santiago, qui définit les priorités pour l'année 2020 des pays membres de la coalition dans leurs efforts de mobiliser et aligner les financements nécessaires pour mettre en œuvre leurs plans d'action climatique nationaux, d'adopter des pratiques optimales telles que la budgétisation et les stratégies climatiques à l'appui d'investissements et d'intégrer les risques climatiques dans leur planification économique.

À cette occasion, le ministre des Finances a participé à un panel de discussion sur le sujet des investissements en infrastructure et les risques climatiques. Pierre Gramegna a plaidé pour un cadre règlementaire intelligent qui encourage l'investissement à long terme, notamment dans des projets d'infrastructures durables et résistantes au climat, par les investisseurs institutionnels, tels que les entreprises d'assurance.

Pierre Gramegna a par ailleurs rencontré Ignacio Briones Rojas, nouveau ministre des Finances du Chili et co-président de la coalition des ministres des Finances pour l'action climatique, pour discuter des travaux et priorités de la coalition et explorer des pistes de collaboration entre le Chili et le Luxembourg dans le domaine de la finance durable. Le Chili, qui cote ses obligations souveraines au Luxembourg depuis 20 ans, vient de coter ses premières obligations vertes sur le Luxembourg Green Exchange.

Ensemble avec la ministre Carole Dieschbourg, le ministre des Finances a par ailleurs eu une entrevue avec Yannick Glémarec, le directeur du Green Climate Fund. Le Luxembourg vient de doubler sa contribution annuelle au Green Climate Fund, fonds mondial créé en 2010 pour soutenir les efforts des pays en développement à relever le défi du changement climatique.

Pierre Gramegna commente: "Afin d'éviter une crise financière à l'échelle mondiale déclenchée par la dévaluation massive de portefeuilles investis dans les énergies fossiles, il est crucial que la transition énergétique soit accompagnée par une transition financière. En tant que place financière internationale, le Luxembourg apporte aujourd'hui une contribution de taille dans la mobilisation d'investissements publics et privés pour débloquer les milliers de milliards d'euros nécessaires dans la lutte contre le changement climatique, et joue ainsi un rôle important dans la transition du système financier vers des investissements plus verts et durables."

 

Communiqué par le ministère des Finances


Publié le 11 décembre 2019