Le ministre de l'Économie, Franz Fayot, a participé le 9 juin à la réunion du Conseil "Compétitivité", qui s'est déroulée à Luxembourg sous présidence française. Les ministres de l'Économie ont discuté d'actions concrètes visant à accroître la résilience de l'industrie européenne dans le contexte actuel de crises sanitaire, climatique et géopolitique.

Suite à la guerre en Ukraine, les vulnérabilités des chaînes d'approvisionnement de l'Union européenne ont été encore davantage exposées. C'est ainsi que le renforcement de l'autonomie stratégique de l'UE, notamment au niveau des matières premières critiques, a fait l'objet d'un débat entre les ministres, entre autres sur la manière de soutenir au mieux les entreprises européennes dans ce contexte.

Plus spécifiquement, les ministres ont eu l'opportunité de débattre de l'initiative "EU Chips Act" proposée par le commissaire européen en charge du Marché intérieur, Thierry Breton. Ce texte législatif prévoit des investissements de 43 milliards d'euros pour renforcer les capacités de conception et de production de semi-conducteurs en Europe. À l'instar de la pandémie de COVID-19, pendant laquelle la Commission a organisé l'achat centralisé et la distribution de vaccins, le Chips Act contient des mesures similaires pour anticiper et agir face à une pénurie de micro-puces − indispensables pour réussir la transition verte et digitale.

Le ministre Franz Fayot a mis l'accent sur l'importance de garantir un accès transfrontalier, solidaire et non-discriminatoire aux semi-conducteurs en temps de crise pour tous les pays de l'Union. "Évitons surtout de retomber dans le protectionnisme observé pendant la pandémie. La résilience de l'industrie européenne, y compris pour les puces, doit reposer sur un marché intérieur sans frontières et sur la solidarité entre l'ensemble des pays membres", a indiqué Franz Fayot. Il a souligné le soutien du Luxembourg aux objectifs du Chips Act tout en rappelant que les actions prévues devraient permettre à toutes les entreprises, et en particulier aux PME et aux start-up, de profiter des actions prévues.

C'est justement le marché intérieur, et son rôle dans la transition écologique de l'Union européenne, qui a fait l'objet d'un débat au déjeuner ministériel, lors duquel Franz Fayot a souligné que l'Union européenne doit se doter de règles harmonisées et appliquées uniformément à tous les pays membres pour atteindre l'objectif de neutralité climatique d'ici 2050. "Chaque barrière au sein du marché intérieur devrait être considérée comme une crise. Les technologies innovantes centrales à la transition verte de l'Europe doivent pouvoir circuler librement à travers les frontières pour atteindre une masse critique. L'Europe doit jouer un rôle de leader dans le développement de normes harmonisées qui encouragent la transition vers une production et une consommation plus durables, plus sobres."

Enfin, lors d'une entrevue bilatérale avec son homologue tchèque, Jozef Sikela, Franz Fayot a eu l'occasion d'échanger sur les priorités de la future présidence tchèque du Conseil de l'UE, qui débutera le 1er juillet 2022. Lors de leur rencontre, les ministres ont pu constater leur attachement respectif au bon fonctionnement du marché intérieur qui est indispensable au renforcement de la résilience de l'économie européenne.

Communiqué par le ministère de l'Économie


Publié le 10 juin 2022