Selon le Financial Times (FT), le cabinet d'audit et de conseil va mettre en place le 1er juillet 2021 une structure régionale "Europe de l'Ouest" qui chapeautera les EY nationaux, dont le Luxembourg. Les entités britannique, irlandaise et scandinave ne sont pas concernées. Si EY avait annoncé cette transformation en février dans le cadre de sa stratégie "NextWave", ce mouvement s'inscrit également dans le contexte du scandale Wirecard en Allemagne.

La région "Europe de l'Ouest" regroupera 25 pays européens et nord-africains et 27000 partenaires pour des revenus annuels de 4,7 milliards de dollars, selon le journal britannique. La direction européenne décidera de la rémunération des partenaires dans chaque pays, toujours selon le FT.

Dans le cadre du plan EY, les métiers tels que le conseil et le conseil en fusions et acquisitions seront regroupés dans un compte de résultat unique. Le regroupement des activités audit et fiscalité dépend lui des réglementations, affirme le FT.

La tourmente du scandale Wirecard

EY a audité le groupe de paiement Wirecard pendant une décennie jusqu'à ce qu'il s'effondre dans un scandale de fraude en 2020. Le membre du Big Four fait face depuis à une avalanche de poursuites en Allemagne et a perdu un certain nombre de clients prestigieux dans la plus grande économie d'Europe, notamment Deutsche Telekom et Commerzbank.

La restructuration d'EY, qui s'inscrit dans la stratégie «NextWave» initiée avant l'effondrement de Wirecard, vise à réduire les coûts et à améliorer le service aux clients en réduisant le «comportement en silo» et en permettant aux équipes de différents pays de travailler de manière transparente.

EY n'a pour l'instant pas commenté les affirmations du Financial Times.


Publié le 01 juin 2021