En 2018, le fournisseur d'indices MSCI a ajouté le marché boursier chinois onshore à ses indices de référence pour les actions mondiales. Malgré le faible poids initial des actions chinoises A dans les indices, cette décision constitue un jalon important. Les investisseurs vont devoir décider comment ils accèdent à cette partie de l'univers des actions chinoises et fixer le niveau de leur allocation en actions chinoises onshore. Kristjan Mee et Gavin Ralston, spécialistes chez Schroders, proposent une manière différente d’investir sur les marchés émergents. Pour eux, la formule qui consiste à se doter d'une exposition distincte aux actions chinoises A parallèlement à une allocation sur les marchés émergents est plus adaptée pour exploiter le potentiel de la Chine qu'une stratégie mondiale globale sur les marchés émergents.

Faible pondération, potentiel élevé

La Chine est la deuxième économie du monde en taille. Or, les actions chinoises ne sont qu’à peine représentées dans les indices de référence mondiaux. Pendant longtemps, ces actions sont restées hors de portée pour les investisseurs internationaux en raison de restrictions de capital. La situation a changé en 2014 avec l'ouverture du Shanghai-Hong Kong Stock Connect, qui a permis aux investisseurs étrangers habilités de négocier certaines actions chinoises A sans autorisation. Le Shenzhen-Hongkong Stock Connect a suivi en 2016, donnant ainsi aux investisseurs un accès quasi sans restriction au marché boursier chinois onshore. 

Les fournisseurs d'indices ont pris acte de cette libéralisation et en 2018, MSCI a annoncé qu'elle ajouterait les actions chinoises A à sa gamme d'indices de référence mondiaux. Cette année, la pondération de 5 % de la capitalisation boursière des actions A quadruplera pour atteindre 20 %. Dans l'indice MSCI Marchés émergents, les actions A représentent une part de 0,8 %, mais ce pourcentage pourrait passer à 14 % en cas de pondération intégrale. 

  N'attendez pas les fournisseurs d'indices 

Les investisseurs doivent se demander comment obtenir une exposition aux actions chinoises de catégorie A. Kristjan Mee et Gavin Ralston préconisent une approche active au lieu de se contenter d'attendre que les fournisseurs d'indices augmentent leur pondération. À côté d'une exposition à un indice mondial des marchés émergents, les investisseurs pourraient envisager une exposition distincte aux actions chinoises de catégorie A.

  Un alpha attractif sur un marché inefficace

Le marché chinois des actions A est dominé par les investisseurs privés, qui représentaient 86 % du volume total des transactions en 2018. Le marché est donc devenu volatil et sensible aux fortes fluctuations du sentiment. Fin 2014, l'indice CSI 300 a commencé à grimper rapidement. Dans l'espoir de prendre le train en marche, les investisseurs ont commencé à ouvrir des nouveaux comptes d'actions. À un moment donné en 2015, plus de 4 millions de nouveaux comptes étaient ouverts chaque semaine. Poussés par la spéculation, les cours boursiers ont donc été déconnectés de leurs fondamentaux. Ce qui devait arriver arriva : la bulle a éclaté en juin 2015 et l'indice est retombé à près de 50 % les mois suivants. La bulle a éclaté en 2015 avec des baisses de cours pouvant aller jusqu’ 50 %. Ces inefficacités offrent des possibilités aux gestionnaires de fonds actifs. Un investisseur actif dans un fonds d'actions chinoises A pourrait engranger un rendement supplémentaire moyen de 6,3 % sur une base annuelle. Ce potentiel d'alpha élevé offre des opportunités aux investisseurs, même lorsque les autres marchés sont moroses. 

  Source de diversification

Les actions chinoises A peuvent également être une bonne source de diversification. Historiquement, la corrélation entre l'indice MSCI Chine A onshore et l'indice mondial MSCI représente la moitié de l'indice MSCI Chine. Compte tenu de l’augmentation progressive de la pondération des actions A dans les indices de référence mondiaux, l'avantage de la diversification diminuera au fil du temps à mesure que les actions A seront mieux intégrées dans l'univers mondial des placements. 

  Récolte proactive d'alpha

L'importance croissante de la Chine dans l'économie mondiale, conjuguée aux efforts visant à ouvrir les marchés financiers chinois aux capitaux étrangers, rend la décision sur l’ampleur et la composition d'une exposition aux actions chinoises trop importante pour être confiée aux fournisseurs d'indices. Les investisseurs doivent envisager une approche plus proactive, en particulier à la lumière des opportunités d'alpha inégalées sur les actions chinoises A. Kristjan Mee et Gavin Ralston pensent que la méthode la plus efficace pour atteindre une exposition souhaitée consiste à opter pour une exposition distincte aux actions de catégorie A, parallèlement à un mandat existant sur les marchés émergents.

 

Communiqué par Schroders


Publié le 22 mars 2019