L’édition 2016 du guide Investment Funds in Luxembourg – A technical guided’EY Luxembourg vient de paraître. Ce guide est conçu afin de répondre à de nombreuses questions liées à la constitution et au fonctionnement de fonds d’investissement au Luxembourg. L’édition 2016 inclut les dernières mises à jour en termes de législation et de réglementation.

Défis à venir

Dans la continuité des précédentes, l’année écoulée s’est avérée être très difficile pour l’industrie de la gestion d’actifs, toujours confrontée à toute une série de défis. Bon nombre d’entre eux se posaient d’ailleurs déjà les années précédentes et sont toujours d’actualité, notamment la mise en œuvre des mesures réglementaires, les pressions toujours accrues sur les marges ainsi que la réorientation des flux d’actifs des produits actifs aux produits passifs.

 

Néanmoins, de nouveaux défis voient le jour, tels que l’incertitude et l’éclatement causés par le Brexit, combinés au comportement déstabilisateur des nouveaux acteurs FinTech. Tous ces défis sont exacerbés par une série de problématiques géopolitiques et macro-économiques telles qu’un environnement de taux d’intérêts négatifs ou à taux zéro ainsi que des taux de croissance mondiaux très bas.

 

Comme jamais auparavant, l’heure de vérité pourrait sonner pour l’industrie qui se doit de commercialiser des produits répondant réellement aux besoins des investisseurs et à un prix compétitif.

 

En matière d’offre de produits, les gestionnaires d’actifs se doivent plus que jamais de développer des produits davantage sur mesure pour composer avec les tendances, par exemple le phénomène croissant de la chute de l’amassement de capitaux ou bien encore une transparence accrue des produits ainsi que la détention de capacités d’actifs multiples pour générer un rendement positif en cette période marquée par des taux d’intérêts négatifs. Ce nouvel environnement requiert, dans bien des cas, une attention plus importante pour des stratégies alternatives, d’envergure et de liquidité moindre.

 

Par-dessus tout, la gestion active doit, de manière cohérente et sur le long terme, démontrer sa crédibilité, sa vraie valeur ajoutée ainsi que sa capacité à être rémunérée à un prix raisonnable pour ces services.

 

S’engager auprès d’investisseurs n’a jamais été aussi important. Cela requiert de l’immédiateté et de la connectivité en toute simplicité ainsi qu’une offre de services transparente. Elle requiert également une meilleure compréhension des besoins et attentes des investisseurs.

 

Le rétablissement de la confiance post-crise 2008 est toujours à l’ordre du jour. Cela implique une clarification des honoraires, quand ces derniers sont modifiés, une communication de l’incidence de ces changements ainsi que dureporting en temps réel des performances

 

S’adapter aux exigences posées par les nouvelles technologies

Le numérique a aussi sa carte à jouer en matière d’implication des clients et implique la nécessité de développer des services numériques permettant l’interaction entre les clients et les investisseurs finaux. Les conseillers financiers font face à une demande accrue de la part des gestionnaires d’actifs en termes de services de conseil en investissements numériques. Les investisseurs finaux, quant à eux, s’attendent à devoir effectuer plus de tâches numériques, comme par exemple l’évaluation de leurs conseillers, comme ils le font déjà avec d’autres professionnels.

 

Très concrètement, l’industrie doit faire face à des pressions sur les marges. 75% des acteurs de l’industrie citent le coût de la conformité réglementaire comme la principale cause de baisse des marges, suivie d’une pression concurrentielle sur les frais (64%) et les conditions macro-économiques (52%).

 

La compétition toujours plus forte engendrée par les nouveaux acteurs du numérique ont conduit les entreprises à recentrer leur efforts sur la réduction des coûts. La réduction des coûts ont conduit à davantage de dissociation, d’externalisation, de offshoring, de révision des processus et à un recours accru à la technologie.

 

Les nouveaux acteurs du FinTech continuent de mettre la barre plus haute en matière de transparence et de service, générant davantage d’impact sur la pression sur les honoraires en raison de la transparence croissante, la possibilité de comparer et la concurrence de firmes autres que financières.

 

A l’échelle mondiale, les plateformes de conseil en investissement automatisées, communément appelées « robo-advisors», gagnent en popularité et en attractivité et constituent peut-être un moyen de contacter les investisseurs dits « non-joignables ». En effet, certains clients précédemment non intéressants en raison de leur faible patrimoine deviennent désormais un nouveau marché, la technologie permettant un service à bas coût et à volume importants.

 

Néanmoins, bon nombre de robo-advisors n’offrent pas de produits sophistiqués mais se concentrent sur les besoins non comblés pour diverses allocations. A l’heure actuelle, des incertitudes demeurent quant à l’évolution future avec la transformation des produits passifs en produits actifs. L’avenir devrait être fait d’une combinaison de conseils « humains » et « robotisés », la domination du robo-advisor étant toutefois peu plausible à court terme.

 

Communiqué de presse par EY Luxembourg


Publié le 30 septembre 2016