Il y a un an, le gouvernement proposait un « paquet pour l’avenir », mais l’OGBL s’y opposait déjà. Pour le syndicat numéro 1 du Luxembourg, rien ne justifiait cette poursuite de politique d’austérité et d’économies.

 

D’après l’OGBL, une telle politique engage le pouvoir d’achat des ménages et la situation des finances publiques. « Cette politique composée de coupes sociales et de charges fiscales supplémentaires n’est plus acceptable », s’insurge un membre de l’OGBL.

 

Un an après cette proposition, le syndicat tient sa ligne de conduite et se dresse contre le gouvernement, en exigeant un « changement de cap politique ». « Bien trop de sacrifices de la part de la population ont été fait », s’explique le syndicat.

 

La raison à cette opposition ? Un état des finances publiques, qui d’après l’OGBL n’est pas si catastrophique que présumé initialement. En effet, le Luxembourg peut se réjouir d’une croissance économique d’environ 4,1% en 2014, et d’une croissance espérée de l’ordre de 3 à 4% pour l’année 2015. C’est pourquoi, l’OGBL demande au gouvernement luxembourgeois de mettre un terme au démantèlement social et aux pertes de revenus.

 

Mardi 10 novembre, l’OGBL a ainsi présenté les actions attendues par le gouvernement. Ainsi, l’OGBL souhaite « une réforme fiscale pour davantage de justice sociale ; une augmentation du salaire minimum ou encore une sixième de semaine de congés payés ». Une de ses marques d’oppositions est essentiellement le démantèlement des allocations familiales. En somme, c’est « un paquet social », et non un paquet pensé à l’encontre des travailleurs.

 

« Un paquet social pour le Luxembourg –pour un meilleur travail et un meilleur revenu » permet à l’OGBL de tirer la sonnette d’alarme et d’attirer l’attention du gouvernement sur des sujets plus proches de la population luxembourgeoise. 


Publié le 11 novembre 2015