Le ministre des Finances, Pierre Gramegna, a présenté le lundi 19 octobre 2020 la situation trimestrielle des finances publiques au 30 septembre 2020, lors d'une réunion jointe de la Commission des finances et du budget (Cofibu) et de la Commission du contrôle de l'exécution budgétaire (Comexbu) de la Chambre des députés.

Les recettes de l'Administration centrale affichent une dégradation par rapport à la même période en 2019. En effet, selon l'optique SEC 2010, le total des recettes a diminué entre septembre 2019 et septembre 2020 d'environ un milliard d'euros, soit -7,1%. Cette diminution est liée aux mesures fiscales mises en place pour subvenir aux besoins de liquidités des entreprises. Les annulations des avances et les délais de paiements en matière de fiscalité directe représentent au 30 septembre 2020 des moins-values d'environ 228 millions d'euros. Les remboursements en matière de TVA se chiffrent à 1,36 milliard d'euros, ce qui représente une augmentation de +9,4% par rapport à la même période en 2019.

En ce qui concerne les dépenses, celles-ci ont augmenté de l'ordre de +2,4 milliards d'euros par rapport à la situation constatée fin septembre 2019. Cette augmentation de +17,4% est liée aux investissements élevés entrepris dans le contexte de la crise et l'acquisition de l'avion militaire. Les investissements se sont chiffrés au 3e trimestre 2020 à quelque 2 milliards d'euros, y compris les aides aux entreprises, ce qui correspond à un accroissement de 30% par rapport à l'année dernière.

Compte tenu de cet effet de ciseaux négatif, le solde de l'Administration centrale s'est dégradé de -3,5 milliards d'euros par rapport à septembre 2019. Le solde de l'Administration centrale est donc déficitaire au 30 septembre 2020 de -2,75 milliards d'euros.

Quant aux chiffres établis selon les règles de la comptabilité de l'État au 30 septembre 2020, les recettes encaissées correspondent à 66,7% du total du budget voté pour 2020, soit 8,3 points de pourcentage de moins que le taux de 75% auquel on peut s'attendre après 9 mois. Du côté des dépenses totales, on observe une exécution correspondant à 84,8% du budget voté 2020, donc un taux d'exécution de 9,8 points de pourcentage supérieur au taux à atteindre fin septembre.

Pierre Gramegna a souligné: "Comme le montrent les chiffres au 30 septembre 2020, la pandémie du COVID-19 continue à affecter négativement les finances publiques de notre pays, tant pour les recettes que pour les dépenses. Grâce à la politique budgétaire prudente des dernières années, le gouvernement dispose toutefois de toutes les capacités financières nécessaires pour affronter les défis sur le plan économique de manière intelligente et proportionnée. Je me réjouis par ailleurs des premiers signes laissant entrevoir une stabilisation au niveau des recettes fiscales. Toutefois, il est important de rester très prudent pour les mois à venir en raison du déficit accumulé depuis mars 2020 et des nombreuses incertitudes entourant l'évolution future de la pandémie du COVID-19."

 

Communiqué par: ministère des Finances


Publié le 20 octobre 2020